Mes 3 dernières lectures de la #RLN2017 en top/flop

Je ne suis pas une adepte de la chronique groupée, je l’avoue, mais… Le fait est que je tenais réellement à vous parler de ces trois ouvrages, quand bien même je me retrouve dans une position particulière. Ces trois romans faisaient partie de ceux qui m’avaient charmée lors de mes recherches pré-rentrée. Je suis ultra heureuse de les avoir lus, toujours dans l’esprit de la découverte, mais…

Oui, y’a un « mais… ».

Ce ne fut pas, pour aucun d’entre eux, le coup de foudre que j’attendais.

Et le constat est sévère : je me retrouve devant mon clavier, depuis plusieurs jours (voire semaines) sans réussir à rédiger mes chroniques. Tout simplement parce que : je ne suis pas déçue, je ne suis pas en colère, je suis juste… un peu sans voix.

Alors parce que je vous pouvoir donner leur chance à ces ouvrages auprès de vous, je vous propose un petit jeu. Plutôt que de rester silencieuse bêtement, je vous propose synopsis et top/flop pour chaque lecture. Si vous souhaitez en apprendre davantage, il vous suffit de me le demander en commentaire et je m’expliquerai.

C’est parti !

L'Absente de Noël

L'Absente de Noël

J’ai lu L’Absente de Noël de Karine Silla, aux éditions de l’Observatoire, en lecture commune avec Isa, de la chaîne Isa NaturalTales. Nous avons lu ce roman à grande vitesse et l’expérience commune fut vraiment un plaisir.

Ce qu’en dit l’éditeur

Sophie, 20 ans, partie faire du bénévolat à Dakar, doit rentrer fêter Noël en famille. La table est mise, le dîner du réveillon est prêt, les guirlandes scintillent. Tout le monde l’attend. Mais Sophie ne rentre pas. Accident ? prise d’otage ? fugue ?

Sa mère Virginie, son beau-père Gabriel, sa demi-sœur Chloé, son grand-père René, et même Antoine, son père, et Fanny, son épouse : tous partent à sa recherche au Sénégal.

Virginie a l’impression que tout ce qu’elle a tenté de construire part à la dérive. Sa fille a disparu. Antoine et Gabriel s’affrontent violemment. Fanny lui voue une haine féroce.

Sans repères dans ce pays inconnu, tous sont forcés de dépasser leurs préjugés et de se confronter aux souffrances enfouies.

Top

  1. La narration alternée et le grand jeu des changements de point de vue
  2. La fluidité de lecture portée pour une plume moderne et enivrante : Karine Silla est une grande autrice.
  3. Le personnage de Gabriel : un homme généreux, sensible et altruiste comme il en faudrait bien plus.
  4. L’imbroglio familial qui aura su me tenir en haleine jusqu’à la fin.
  5. L’approche de l’adolescence à travers les yeux de Chloé, Paul et Soukéya.

Flop

  1. Antoine : un pervers narcissique (oui, je maintiens) qui n’aura jamais eu le laïus qu’il mérite. La colère que j’ai ressentie pour ce personnage (représentant des humains que je passe ma vie à fuir) m’a totalement gâchée mon immersion.
  2. La passivité émotionnelle de Virginie (expliquée cela dit assez facilement par le personnage d’Antoine).
  3. Certains clichés très gênants qui ne seront pas remis en question.
L'Âge d'Or

L'Âge d'Or

Ce roman est publié aux éditions Mirobole et traduit du tchèque par Michal Pacvon et Aline Azoulay.

Ce qu’en dit l’éditeur

À travers un carnet d’exploration fictif, un voyageur revisite en imagination l’île peuplée d’excentriques où il vécut plusieurs années, faisant resurgir un univers de bruissements, d’odeurs et de lumières mouvantes, royaume de l’étrange et du beau dont le joyau le plus envoûtant est un livre labyrinthique que les indigènes complètent ou altèrent au gré de leurs humeurs…

Sur les traces de Michal Ajvaz et de son narrateur nostalgique, le lecteur arpente cette île mystérieuse, royaume de l’insensé et de l’absurde à la géographie vaporeuse, au langage mouvant, au gouvernement improbable, et se perd dans un roman extravagant à la lisière d’un guide touristique devenu fou, au fil d’un imaginaire qui file à bride abattue…

Top

  1. La plume… LA PLUME. Chaque phrase est un petit bijou.
  2. L’onirisme de l’architecture de l’île.
  3. L’art littéraire de la disgression : un jeu malin et espiègle entre le narrateur et le lecteur présumé.

Flop

  1. La forme bien trop répétitive des chapitres soulignée par une intrigue manquant d’opacité. Même si cet élément est directement annoncé en début d’ouvrage, la lecture devient pénible si on ne fait pas de longues pauses.
  2. Ce point est mon seul flop, car j’ai réellement envie de relire cet ouvrage, mais pas comme un roman : comme un atlas imaginaire, un essai anthropologique fictif et vaporeux, dans lequel je viendrais piocher un petit chapitre de trois pages par-ci, par-là histoire de me divertir.
Point Cardinal

Point Cardinal

J’ai lu ce roman en décalé avec Oukouloumougnou, mais nous avons trouvé du temps pour en discuter et étant donné que nous sommes entièrement d’accord, je vous invite très fortement à aller lire sa chronique juste ici.

Ce qu’en dit l’éditeur

Sur le parking d’un supermarché, dans une petite ville de province, une femme se démaquille. Enlever sa perruque, sa robe de soie, rouler ses bas sur ses chevilles : ses gestes ressemblent à un arrachement. Bientôt, celle qui, à peine une heure auparavant, dansait à corps perdu sera devenue méconnaissable.

Laurent, en tenue de sport, a remis de l’ordre dans sa voiture. Il s’apprête à rejoindre femme et enfants pour le dîner. Avec Solange, rencontrée au lycée, la complicité a été immédiate. Laurent s’est longtemps abandonné à leur bonheur calme. Sa vie bascule quand, à la faveur de trois jours solitaires, il se travestit pour la première fois dans le foyer qu’ils ont bâti ensemble. À son retour, Solange trouve un cheveu blond…

Léonor de Récondo va alors suivre ses personnages sur le chemin d’une transformation radicale. Car la découverte de Solange conforte Laurent dans sa certitude : il est une femme. Reste à convaincre ceux qu’il aime de l’accepter.

La détermination de Laurent, le désarroi de Solange, les réactions contrastées des enfants – Claire a treize ans, Thomas seize –, l’incrédulité des collègues de travail : l’écrivain accompagne au plus près de leurs émotions ceux dont la vie est bouleversée. Avec des phrases limpides et d’une poignante justesse, elle trace le difficile parcours d’un être dont toute l’énergie est tendue vers la lumière.

Par-delà le sujet singulier du changement de sexe, Léonor de Récondo écrit un grand roman sur le courage d’être soi.

Top

  1. Sa thématique.
  2. Sa thématique.
  3. Sa thématique. (Oui, c’est important !)
  4. La finesse de l’écriture jamais estompée. Léonor de Récondo manie les mots avec délicatesse et précision.

Flop

  1. A mon sens ce roman aurait mérité une centaine de pages supplémentaire afin d’approfondir sa thématique (notamment en ce qui concerne l’accompagnement psychologique des adolescents de cette famille).
  2. La transidentité en entreprise ; à l’école ; auprès du corps médical ; les associations ; les groupes non-mixte : toutes ces thématiques sont abordées mais survolées et m’ont laissé un goût de pas-assez !

Et voilà ! Ce fut donc le tour d’horizon de mes toutes dernières lectures de la rentrée littéraire 2017. A partir de maintenant, je n’utiliserai pas le #rln2017 (sauf un dernier petit coup pour l’article bilan) car les meilleures choses ont une fin (qu’ils disent, parce que moi je n’en suis pas encore convaincue).

J’espère que ce nouveau format très étrange vous aura plu, n’hésitez pas à me donner votre avis.
Au plaisir de vous lire,
Pikobooks.

Commentaires   

Accalia
# Accalia 26-10-2017 14:21
C'est toujours compliqué les lectures de ce genre...je les range dans la catégorie "ni agréable, ni désagréable" pour mes bilans de blog, mais souvent, je ne sais pas trop quoi en dire...en tout cas, aucun des trois ne me tentent des masses!^^
Répondre | Répondre en citant | Citer
Pikobooks
# Pikobooks 27-10-2017 13:31
Haha, disons que ici, mon avis n'est pas tant mitigé que ça, ce fut des lectures agréables qui m'ont toutes apporté quelque chose... Mais je n'ai vraiment pas eu l'étincelle comme on dit et tu as raison, c'est assez déstabilisant !
Répondre | Répondre en citant | Citer

Copyright © PikoBooks 2017