Suite à une discussion très intéressante que j’ai eu le plaisir d’avoir avec l’une d’entre vous sur Instagram, je souhaite vous rendre compte de ma toute petite expérience de lecture en numérique.

La fétichiste des beaux livres

D’abord, première chose : j’adore les livres papier. Je suis une fétichiste. Y’en a. Et j’en suis. Oui, j’ai déjà acheté une version ancienne (en reliure cartonnée et dorée, comme chez mamie) d’un roman que j’avais déjà lu (et détruit) en format poche. Oui, je suis prête à payer un peu plus pour avoir la version hardcover dans ma bibliothèque… même si le texte ne change pas. Oui, j’ai déjà lu un livre à cause de sa couverture. Oui, souvent, je préfère l’acheter en grand format parce que « c’est plus joli », même si « c’est plus cher ». Oui, j’ai acheté la version Pocket rouge/doré du Seigneur des Anneaux alors que j’avais déjà la version SF Folio grise en trois tomes… Oui, j’ai les Harry Potter en grand format, puis en VO hardcover, puis en version illustrée française.

Mais oui, je suis aussi tout à fait capable de lire en dématérialisé. Et voilà pourquoi.

Enfin en dématérialisé, pas tout à fait.
Il est hors de question que je lise sur mon téléphone, sur une tablette, ou sur mon ordinateur.
Je tiens à mes yeux et à mon confort.
Je lis sur liseuse. Point.

J’adore ma liseuse : elle me rassure

La liseuse que j’utilise est assez moderne (Tea Touch 3). Elle est rétroéclairée, tactile et légère. Mais ce que je vais vous dire convient également à ma feu ma vieille kindle achetée il y a 6 ans (même si elle est morte depuis). Peut importe la technologie ou la marque utilisée, les avantages restent les même d’une liseuse à l’autre.

Note : La Kobo en photo, la Kindle et la Tea Touch dans l’article, c’est bon, personne ne peut m’accuser de prendre partie pour une marque en particulier.
Nananère.

Un confort de lecture incommensurable

Ce qui me plaît le plus avec la lecture numérique, c’est la possibilité d’adapter la forme pour profiter du fond. Je n’ai pas lu beaucoup de classiques dans ma jeunesse, car les livres étaient trop épais, les pages trop fines, les mots trop petits. Quand on confond une syllabe sur trois, qu’on a du mal à garder la ligne et qu’on fatigue très vite (bref, quand on est dyslexique quoi, vous l’aurez compris), s’attaquer à la Chartreuse de parme pour le plaisir… c’est pas gagné-gagné.

Alors, quand avec juste un petit mouvement de doigt, je peux augmenter l’interlignage, la taille de police et même choisir une police d’écriture plus agréable que ces petites pattes de mouche à la Pléiade, c’est juste le bonheur et Proust ne me fait plus peur ! Et si je fatigue pendant ma lecture, j’augmente encore un peu la taille de caractère et basta !

Un avantage tactique en cas de déplacement

Oui, je fais partie de celles et ceux qui lisent dans la rue, même si c’est juste pour aller récupérer mon colis au point-relais ou rendre visite à ma boulangère… Mais je fais aussi partie de ceux qui ne peuvent pas prendre les transports en commun sans un livre. Et comme le format poche ne me convient pas quand il s’agit de romans trop longs en pattes de fourmis, la liseuse, elle, prend soin de mes yeux.

Un bon moyen d’être curieux pour pas grand chose

Savez-vous qu’il existe bon nombre de maisons d’édition qui ne publient qu’en numérique ? (Bon, ok, la plupart ont aussi fait le choix d’imprimer à la demande, mais avouons-le, la qualité est très discutable).

Les éditions Chemin de Tr@verse, par exemple, qui m’ont accueillie en stage au début de mes études supérieures, publient chaque année des romans de grande qualité, en ayant fait le choix de les proposer à des prix très raisonnables. Voilà un exemple d’édition numérique intelligente.

D’autres maisons d’édition plus connues et médiatisées proposent également des offres de folie de temps en temps (comme Bragelonne et sa fameuse « nuit de l’e-book »). Bref, c’est aussi pour moi l’occasion de tenter des lectures différentes. Bon, je ne vous parle même pas des œuvres tombées dans le domaine public et qui du coup sont gratuites… !

Je profite également royalement de ma liseuse grâce à mes partenariats avec les maisons d’édition qui me font confiance et à NetGalley. Encore une belle chance pour moi de lire des romans contemporains tout en épargnant mon porte-monnaie et en aiguisant mon avis critique.

Corner, marquer, prendre des notes, surligner : la lecture active

J’apprécie beaucoup les possibilités de lecture interactive avec ma liseuse. Oui, cela ne me dérange pas d’écrire dans un poche, mais utiliser un fluo, déjà un peu plus… Sur la liseuse que j’utilise, je peux surligner des passages, noter mes impressions, avoir des pages entières marquées… et modifier ces notes.

En fin de lecture, quand vient le temps de la chronique, j’ai la possibilité d’extraire toutes ces notes et de me les envoyer sur l’ordinateur.

Outre le gain de temps considérable, c’est aussi un très bon rituel, comme un carnet de lecture/journal de bord pour ne rien oublier de mes impressions/coup de cœur/coup de gueule.

J’ai d’ailleurs remarqué que j’ai tendance à beaucoup plus réfléchir à ma future chronique quand je lis sur ma liseuse. Les notes, c’est vraiment sympa pour réfléchir à ce qu’on lit.

Ce qu’il faut retenir : j’aime lire , peu importe le support

Voilà, ce fut un article assez long, mais au final la conclusion est évidente : j’aime lire. Que cela soit en numérique ou en papier, en pyjama ou en robe de bal (quelle horreur)… le soir, le matin, sous la pluie…

Il n’y a pas de débat « papier/numérique » chez moi, il y a juste différents moyens de passer de très bons moments. Il y a des supports qui s’adaptent à mes humeurs ou à mes envies du moment. Cela m’est arrivé de poser la liseuse dans un coin et de ne pas la récupérer avant plusieurs mois ; comme cela m’est également arrivé d’enchaîner 5 romans à la suite juste en numérique parce que j’étais lancée.


Et vous, sur quoi lisez-vous ?
Au plaisir de vous lire,
Pikobooks.

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