Halte en prose

Le ruban – Ito Ogawa – Éditions Picquier

bm_cvt_le-ruban_7094Alerte, les amis. Je suis tombée malade. Moi qui me faisais une joie de tourner ma première vidéo avec ce roman, il faudra attendre… une autre occasion. Je me décide tout de même à vous en parler ici, car tant que c’est frais, faut y’aller.

Parlons ensemble d’un roman que j’ai dévoré, lu d’une traite et qui pourtant… partait mal. Il s’agit du roman Le Ruban, d’Ito Ogawa, paru aux éditions Picquier en format poche en septembre 2016.

Ce roman, je l’ai dévoré lors de mon trajet Paris/Bordeaux, surmontant le syndrome du « dans le train, je vomis si je lis ». Miracle ! Et cette anecdote triviale me fait réaliser la douceur et la facilité de ce roman : la lecture est une évidence, rien ne bloque le lecteur dans son aventure. Bravo !

  • Ce qu’en dit l’éditeur

« Une grand-mère fantasque et passionnée d’oiseaux trouve un œuf tombé du nid, le met à couver dans son chignon et donne à l’oiseau qui éclot le nom de Ruban. Car cet oiseau, explique-t-elle solennellement à sa petite-fille, «c’est le ruban qui nous relie pour l’éternité».
Un jour, l’oiseau s’envole et pour les personnes qui croisent son chemin, il devient un signe d’espoir, de liberté et de consolation.
Ce roman grave et lumineux, où l’on fait caraméliser des guimauves à la flamme et où l’on meurt aussi, comme les fleurs se fanent, confie donc à un oiseau le soin de tisser le fil de ses histoires. Un messager céleste pour des histoires de profonds chagrins, de belles rencontres, et de bonheurs saisis au vol.« 

  • Un roman en profondeur – la perruche comme lien

Je suis très heureuse d’avoir dépassé les longueurs (à priori) de la première partie de ce livre, car sinon je serais passée à côté d’un très beau moment de lecture. En effet, les quelques soixante premières pages qui suivent la jeune Hibari et sa grand-mère Sumire, donnant naissance à un oisillon, le fameux Ruban sont… lentes, longues, touffues. Cette étonnante naïveté qui coure peut être perturbante, voir lassante, mais sachez que sans cela, on ne peut apprécier la suite de ce SUPERBE roman.

Cette apparente naïveté se révèle être poignante, du moment que l’oiseau s’envole et que les chapitres s’enchaînent, au fil de ses rencontres. Il y a beaucoup à dire sur ce roman qui peut sembler très simple de premier abord (voir même un peu longuet) mais qui se vit comme une claque à partir du 2e tiers.

  • De l’aigre-doux mêle à du chaï. – un roman comme un mélange d’épices corsées mélangé à la douceur du lait chauffé

L’envolée de Ruban permet au roman de se construire autour des différents personnages qu’il va ensuite raconter. Sans que l’ordre chronologique de ses rencontres ne soit précisé (car finalement il importe peu). On rencontre alors, au fur et à mesure des pages, des protagonistes sur lesquels on s’attarde plus ou moins. Comme de courts ou de longs métrages, comme des séances plus ou moins importantes. J’ai pour ma part énormément apprécié le gros chapitre de Maître Mihori.

Tous ces chapitres font office de contes philosophiques : doux, évasifs, des instants de vie littéralement survolés par l’oiseau-espoir. Voilà une construction de roman originale et percutante : quel plaisir. Cela se lit dans l’instant.

  • De la poésie à chaque chapitre – une perruche calopsitte qui nous offre des tranches de vie

Voilà, sans vous en révéler trop sur la fin de ce roman, sachez tout de même que la boucle est bouclée et que de nombreux mystères se vivront comme une grosse claque en fin de roman. Je ne peux malheureusement pas vous en parler, car je l’ai vécu comme une grosse surprise et ne souhaite surtout pas vous gâcher le plaisir.

  • En bref, un roman poétique, doux et épicé : une lecture agréable et raffinée

Je conseille cet ouvrage à tous ceux qui aiment la littérature « tranches de vie », délicate et symbolique. Voici un roman à dévorer d’une traite, à relire, peut-être. J’ai été très touchée, émue et marquée par certains personnages, j’ai ris, j’ai souris. Bref : j’ai vécu.


Et vous, qu’en pensez-vous ?
Au plaisir de vous lire,
Pikobooks.


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