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Miss Peregrine et les enfants particuliers (T01) – Ransom Riggs – Bayard

9782747037914Quatre principales raisons à ma lecture de cette trilogie :
– premièrement : elle fait partie des top vente du rayon de ma collègue depuis notre rencontre et ne quitte jamais les places les plus visibles,
– deuxièmement, elle m’a été chaudement recommandée par une autre de mes collègues, qui en a fait un de ses coups de cœur absolus,
– troisièmement, elle bénéficie d’une adaptation cinématographique réalisée par Tim Burton (ce qui, soyons honnêtes, a suscité beaucoup de curiosité de la part de chacun) et je préfère toujours « avoir lu le livre » (oui, je fais partie de « ces gens-là »),
– enfin, le travail d’édition et de maquettage est sublime et original.

Voilà, comme quoi, c’était devenu inévitable !

Parlons ensemble du premier tome de la trilogie de Miss Peregrine et les enfants particuliers, de Ransom Riggs, publié chez Bayard en 2012.

  • Ce qu’en dit l’éditeur

« Jacob Portman, 16 ans, écoute depuis son enfance les récits fabuleux de son grand-père. Ce dernier, un juif polonais, a passé une partie de sa vie sur une minuscule île du pays de Galles, où ses parents l’avaient envoyé pour le protéger de la menace nazie. Le jeune Abe Portman y a été recueilli par Miss Peregrine Faucon, la directrice d’un orphelinat pour enfants « particuliers ». Selon ses dires, Abe y côtoyait une ribambelle d’enfants doués de capacités surnaturelles, censées les protéger des « Monstres ».

Un soir, Jacob trouve son grand-père mortellement blessé par une créature qui s’enfuit sous ses yeux. Bouleversé, Jacob part en quête de vérité sur l’île si chère à son grand-père. En découvrant le pensionnat en ruines, il n’a plus aucun doute : les enfants particuliers ont réellement existé. Mais étaient-ils dangereux ? Pourquoi vivaient-ils ainsi reclus, cachés de tous ? Et s’ils étaient toujours en vie, aussi étrange que cela puisse paraître…« 

  • L’héritage de James Barrie au fond d’un terrier de lapin

Avant toute chose… Whouaw ! Voici un roman qui nous plonge dans un univers incroyable. Et c’est le cas de le dire, puisque même le personnage principal ne peut s’y résoudre (y croire) avant les 150 premières pages. Et ensuite, nous, lecteurs, faisons comme lui et plongeons tête baissée dans la boucle, même si je suis tentée de dire « le terrier ». Car c’est vraiment ce qui m’est passé par la tête à mi-parcours. Voici un roman qui mêle avec brio la nostalgie romanesque de Peter Pan au loufoque étrange d’Alice au pays des merveilles. Si la première référence est clairement assumée (puisque Jacob appelle lui-même les enfants particuliers « les enfants perdus »), la deuxième me vient plutôt des photographies. De cette ambiance étrange à la frontière du dérangeant. Chaque assertion est lâchée sans sucre, chaque détail révélé sans grandiloquence. Ce qui nous donne un résultat sublimement dérangeant et hypnotisant…

  • Un travail d’écriture à couper le souffle

Oui, j’ai dévoré ce roman, d’une part parce que l’histoire, dont je ne veux pas vous parler plus avant pour ceux qui auraient encore à la découvrir, est très bien menée et découpée et que les détails nous tiennent en haleine d’un bout à l’autre ; mais aussi parce que l’écriture même est très agréable, érudite, construite avec réflexion et finesse. Aucune fausse note, aucun « arfff c’est pas très malin cette tournure de phrase« … Non.

La construction à la manière d’une enquête de la première moitié du roman nous permet d’obtenir des détails au fur et à mesure de l’acceptation du personnage principal. Aussi, lorsque tout le décor est posé, il est parfaitement crédible et accepté sans réticence. C’est du pur fantastique. Une réalité bien ancrée dans notre quotidien perturbée juste ce qu’il faut pour nous faire voyager. C’est tout simplement grandiose. Je n’ai eu qu’une envie, si ce n’est lire la suite, c’est de passer le vieux marais et de rejoindre le pensionnat, plus vite que ça !

Et que dire de la justesse de construction des personnages. Enfin, un anti-héros parfaitement sympathique. Jacob est un jeune homme auquel on peut facilement s’identifier. Il ne mérite pas de baffe dès qu’il ouvre la bouche, ou qu’il réfléchit trop… Ses réactions sont parfaitement crédibles et pourraient être les nôtres. Les enfants particuliers sont tous également très bien identifiables et crédibles, d’une justesse à nous faire faiblir.

  • Un  objet-livre « loufoque » séduisant et enivrant

Bien évidemment, je ne peux pas éviter le sujet du livre en lui-même. C’est impossible tant cela a également été un élément déclencheur de lecture, en ce qui me concerne. L’objet fait lui-même partie de cette fascination que nous procure l’histoire. Voilà un brillant exemple de symbiose contenu-contenant. Et quel intelligence de la part de l’auteur d’avoir approvisionner son récit de photographies réelles. Car oui, cela est précisé en fin d’ouvrage, toutes les photographies présentes dans l’ouvrage sont « d’époque ». Elles n’ont été modifiées que sur quelques détails. Et là, coup de maître. Vraiment un travail d’invention hallucinant. On aimerait être dans la tête de M. Riggs au premier visionnage de ces photographies…

  • En bref, un énorme coup de cœur !

Et oui ! C’est un vrai coup de cœur que j’ai eu pour ce premier tome. Je me suis précipitée chez mon libraire et les tomes 2 et 3 n’attendent plus qu’à être lus !

Je ne saurais que trop vous recommander cette trilogie, tout simplement pour l’originalité de l’univers qu’elle nous offre et pour le plaisir sans limite que j’ai eu à la découvrir.


Et vous, qu’en pensez-vous ?
Au plaisir de vous lire,
Pikobooks.

 

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6 réflexions au sujet de « Miss Peregrine et les enfants particuliers (T01) – Ransom Riggs – Bayard »

  1. J’hésitais un peu à lire ce livre finalement mais, là, plus aucune hésitation ! J’ai très envie de découvrir cette série, hâte aussi de voir ce que Tim Burton va en faire…

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    1. Hé hé. Pour avoir visionner la bande annonce, qui s’écarte déjà pas mal du livre, je pense que cela peut être une expérience très intéressante d’avoir effectivement lu les livres « à l’avance » pour apprécier l’interprétation de Tim Burton :).

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    1. Oui ! Rien que la couverture est dérangeante. La tête de la petite fille… … L’auteur précise que seules quelques unes ont été modifiées numériquement. J’aimerai beaucoup savoir si les photos ont inspirées l’écriture ou si elles s’y sont greffées. 🙂 en tout cas, le travail de construction du roman est juste impressionnant, il y a une véritable réflexion. Respect ! 🙂 🙂

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