The Autumnlands (T01) - Dewey et Busiek - Urban Comics

J’ai découvert cette nouvelle série de la collection « Indies » (à laquelle appartient Saga !) grâce au Free Comics Book Day 2016 du samedi 07 mai. Et j’en suis tombée raide dingue ! Le tome 1 trône désormais joyeusement dans mes étagères.

Parlons ensemble de The Autumnlands – tome 1 : De griffes et de crocs, aux dessins de Ben Dewey et au scénario de Kurt Busiek, publié en France par Urban Comics, au sein de l’univers Indies.

Ce qu’en dit l’éditeur

« Dans un monde divisé entre Ceux Qui Vivent Au-Dessus et les tribus plus sauvages de la Plaine, la magie, garante de l’équilibre, vacille. Pour la revitaliser, les plus grands mages se réunissent secrètement et, dans un dernier espoir, invoquent la prophétie du Sauveur. Malheureusement, la cérémonie provoque la chute de la cité et sa destruction. Réduits au niveau des peuples de la surface, à la merci des terribles bisons, la société se relève et découvre stupéfaite l’apparition de leur prophète.« 

Et ma bibliothèque me dit : « Quoi ? Encore des animaux ? »

Alors oui… Je suis vendue. Comme beaucoup, je suis une inconditionnelle de la bande dessinée Blacksad, ou encore Des légendes de la Garde, ou De Cape et de Crocs.

Alors quand j’ai vu « animaux anthropomorphes dans un univers de fantasy« , j’étais vendue ! Qui ne le serait pas, rien qu’avec cette couverture ? Ou cet insert de communication :

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Les dessins sont vraiment très intéressants. Réalisés à l’encre et pinceaux (enfin, il me semble), aux traits tantôt précis tantôt plus souples, ils sont colorisés dans différentes teintes selon les planches, comme d’innombrables ambiances. Enfin bref, c’est sublime et extrêmement bien dosé !

Et la magie est superbement mises en scène, flashie par rapport aux autres tons, fluide tout comme les traits, pétante !

Un univers riche aux allures de Role Playing Game

Un chiot pour personnage principal, allié à un hiboux et un champion perdu… Voilà qui fait fort penser aux RPG fantasy de nos consoles ! Et commence alors un parcours initiatique vers l’âge adulte, cheminé de nombreuses épreuves : la perte d’un être cher, la chute,  l’inconnu, la traque de l’ennemi… Dans un monde où la magie peut faire flotter des cités entières et est littéralement « au dessus de tout » et où le sol est peuplé de tribus belliqueuses, injustement chassées de la « civilisation », comment faire pour trouver sa place lorsqu’on est perdu ?

Un jargon magique peu apprivoisable

Une grande partie de ce premier tome se concentre sur la cérémonie d’incantation dédiée à ranimer « le grand champion », cet être surpuissant venu du passé qui aura pour mission de stopper le déclin de la magie et par là, de sauver le monde. Toutefois, le jargon mis en place est si technique, si « haut perché » qu’il est difficile d’en comprendre les tenants et les aboutissements. Perdue et un peu lassée sur deux trois planches, je me suis amusée à remplacer les termes « dérivation tentaculaire », « ancrage » et « dilatation » par des ingrédients de cuisine et je vous assure que cela passe beaucoup mieux.

Voilà pour le seul reproche que je pourrai faire, pour l’instant, à cette saga qui promet de belles choses et à ce tome 1 qui met en place un univers passionnant.

Des introductions de chapitre en archives

J’ai particulièrement aimé les double-pages de séparation des chapitres, qui nous proposent quelques textes (histoires, flashback, contes) rapides développant un peu plus l’univers et se détachant du temps scénaristique. Ces inserts spéciaux me font m’interroger sur la dimension peut-être plus science fiction qui sera apportée dans les prochains tomes. Voilà qui promet d’être palpitant !

En bref, vous l’aurez compris, je me précipiterai sur les prochains tomes de cette série qui débarre très, très bien. Je vous en recommande la lecture avec grand plaisir, en espérant que vous serez tout aussi enchantés que j’ai pu l’être en la dévorant.

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