Weëna – Alice Picard et Eric Corbeyran – Delcourt

 je vous présente une de mes bandes dessinées chéries. Je l’ai croisée il y a maintenant 13 ans sur les tables des nouveautés de la librairie Majuscule (maintenant Le Grand Cercle) de Cergy-Pontoise et je ne m’en lasse jamais.

Parlons ensemble de Weëna, série bande dessinée de 8 tomes, de Alice Picard, Eric Corbeyran et Elsa Brants (excepté sur les tomes 1, 2 et 8), parue de 2003 à 2012 dans la collection Terres de Légendes aux éditions Delcourt.

Et pour les petits malins qui pensent aux nombreuses bandes dessinées viticoles auxquelles M. Corbeyran a contribué (Château Bordeaux, pour ne citer qu’elle), et non, aucune bouteille ici.

(Je vous présente volontairement les premier et dernier tomes pour que vous puissiez avoir un avant goût du parcours qui vous attend en suivant Weëna).

  • Ce qu’en dit l’éditeur

« Au royaume de Nym-Bruyn, les premiers souverains eurent quatre enfants : Skoor, l’aîné, fonda une dynastie dominatrice, « la Branche Maîtresse ». Noor, le mal aimé, quitta le royaume. Sa descendance métissée devint la « Branche Invisible » ou « Branche Perdue » dont est issue Weëna.
Tengoor, le cadet, détestant
 ses frères, s’enfuit avec sa petite sœur et lui fit un enfant. Un sortilège condamna leurs descendants à se reproduire entre eux à jamais. On surnomme cette branche « la Branche Morte ».
La Branche Maîtresse règne sur le royaume mais les barbares sont à ses portes…« 

  • De la fantasy classique mais bien menée

Avec un univers d’elfes et de sorciers nécromanciens, de malédictions et de divinités cruelles, cette bande dessinée nous entraîne dans les méandres de la fantasy pure et dure comme on l’aime, digne du début des années 2000. Et c’est tout naturellement que je me suis laissée prendre au piège, passionnée comme je l’étais des mondes de l’imaginaire à oreilles pointues. Vous avez sans doute connu cette frénésie elfique des années 2000. Impossible d’y échapper. Et la petite lectrice de 14 ans que j’étais a rapidement succombé aux promesses passées avec les premières pages.

Le monde de Weëna est tout à fait cohérent, avec une mythologie sympathique une intrigue intéressante. Mais oui, c’est vrai, pas follement originale (l’enfant maudit qui va ruiner le monde en mission contre son destin pour accomplir sa vraie nature dans un contexte de guerre interne). Non, ça on ne peut pas le dire. Je conseillerai donc cette bande dessinée à un public soit adolescent soit tout nouvel amateur (capable de supporter quelques scènes sanglantes) et non à un lectorat aguerri et connaisseur.

  • La nature au cœur de l’intrigue

Qu’il s’agisse de la nature même des elfes (les différentes branches de l’arbre familial) ou la nature présente en arrière plan, j’avoue avoir été extrêmement touchée et intriguée par l’aspect minéral de cette bande dessinée. Partout où je regarde, je vois des branches, du bois, de la neige, des feuilles, de l’eau, de la glace, du sable…

  • Des planches qui regorgent de détails mais qui semblent un peu fragiles

S’il est vrai que certaines scènes d’action, notamment dans les premiers tomes, sont assez statiques et qu’il est difficiles de discerner les mouvements importants, il n’empêche que cette bande dessinée m’a beaucoup plus. Les personnages sont tous ultra travaillés, les arrières plans très chiadés. Je regrette simplement le traitement des couleurs, assez plats à mon goût, de part les techniques numériques utilisées. J’ai vraiment ressenti une différence entre la qualité des couvertures et celle des planches en terme de couleurs. Bon, c’est une chose que l’on constate souvent, oui, mais tout de même.

Tout cela mis à part, j’apprécie vraiment l’ambiance générale qui s’échappe des planches. C’est assez paradoxal, car si je trouve que les mouvements sont assez fades, en rendant les personnages statiques lorsqu’ils sont supposés être actifs, il n’empêche que certaines cases m’ont laissée les yeux grands ouverts, subjuguée.

  • Une bande dessinée très faerie, sombre et féminine

Oui, c’est sûr Weëna est une bande dessinée teintée de sensibilité, de féminité et de douceur. Mais elle regorge également de batailles, de duels, de cruauté, de noirceur. Tout cela harmonieusement mêlé, dans une ambiance très lyrique.

Et « faerie », c’est vraiment le mot qui convient. Dans un univers où se croisent des unicornes, des prêtresses de glace, des elfes nécromanciens, des esprits divinatoires et des créatures magiques en tout genre, le terme de faerie (du latin faer, soit enchanter ou ensorceler) prend tout son sens.

  • Une bande dessinée très faerie, sombre et féminine

Oui, c’est sûr Weëna est une bande dessinée teintée de sensibilité, de féminité et de douceur. Mais elle regorge également de batailles, de duels, de cruauté, de noirceur. Tout cela harmonieusement mêlé, dans une ambiance très lyrique.

Et « faerie », c’est vraiment le mot qui convient. Dans un univers où se croisent des unicornes, des prêtresses de glace, des elfes nécromanciens, des esprits divinatoires et des créatures magiques en tout genre, le terme de faerie (du latin faer, soit enchanter ou ensorceler) prend tout son sens.

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