Le jour où le bus est reparti sans elle – Béka, Marko et Cosson – Bamboo Editions

Jeudi : quelle belle journée ! La journée de repos, le marathon de la BD. Je me suis fait une petite orgie… Et parmi les douze bandes dessinées que j’ai lues, celle-ci a été une vraie pause. Un coup de cœur instantané ! 

Parlons ensemble du Jour où le bus est reparti sans elle, de Béka (Bertrand Escaich et Caroline Roques), Marko et Maëla Cosson, publié aux éditions Bamboo, le 31 août 2016 (48 pages // 15,90 €)

Vous pouvez lire les premières pages gratuitement ici.

  • Ce qu’en dit l’éditeur

« Le jour où le bus est reparti sans elle, Clémentine se retrouve coincée dans une singulière épicerie de campagne, loin de tout… mais jamais aussi près de trouver ce qu’elle cherche : des réponses à ses doutes existentiels. Les histoires zen d’Antoine, l’incroyable épicier, l’expérience de Chantal l’écrivain, le passage de Thomas le PDG-randonneur, vont irrémédiablement changer la vision de la vie qu’avait Clémentine. Comme chacun de ces personnages, la jeune femme va essayer de trouver son chemin vers le bonheur. Même si, comme tous les chemins, il emprunte parfois d’étranges détours…« 

  • Un personnage miroir de toutes nos angoisses

Cette jeune femme hésitante, déterminée à « trouver une solution » au vide qu’elle ressent en elle m’a émue. Je m’y suis vue. Toujours à s’excuser d’être là, à ne rien affirmer de positif sur elle-même (du moins à voix haute), à se dénigrer pour être convenable. J’y vois de la convenance, de la « soumission », de la « résignation ». Puis, elle décide de lâcher prise et de se retrouver.

Les dessins, tout en rondeur, en délicatesse et en simplicité, invitent fortement à l’identification. Les visages sont doux et chaleureux, les expressions passent sans accro. Tout est simple et efficace.

  • de belles leçons d’optimisme et de confiance en soi

Antoine va raconter quantité de petites histoires à Clémentine, toutes vecteur d’un beau message, d’une petite leçon de vie… Ou du moins, toutes offrant une vision positive des épreuves, des difficultés, du chemin.

J’ai été particulièrement touchée par la petite histoire des campagnols… Trois campagnols veulent traverser une grande rivière. Les deux premiers échouent, mais le troisième, ayant fermé ses yeux et surtout mis des bouchons d’oreille, réussi. Sans les commentaires négatifs de son entourage, il a réussi là où les autres ont échoués. Voilà, pas besoin d’en dire plus, j’ai été touchée. Ça arrive quelques fois, même avec des messages aussi simples (mais percutants) que celui-ci.

  • une invitation à la méditation : un premier pas dans le développement personnel

Clémentine va trouver son chemin, va se défaire des réflexes nocives au fur et à mesure de son séjour chez Antoine, en compagnie de Chantal, une femme touchante comme on souhaiterait en rencontrer plus souvent.

Les histoires zen d’Antoine, les réflexions naïves et spontanées de Clémentine puis les conseils avisés de Chantal (qui initie Clémentine à la méditation) sont les ingrédients de cette découverte de la pleine conscience. Une BD lue comme une grande bouffée d’air frais, une détente totale, des prises de consciente émouvantes et belles.

Pour les initiés à la méditation, les adeptes du développement personnel, cette BD les fera peut-être sourire. Mais pour les petits noob comme moi, qui ne lisent du DP que lorsqu’ils sont face à des difficultés, cette BD est un pansement homéopathique. A lire quand vous trouverez le temps, quand vous aurez cinq minutes à vous pour vous détendre : de toute urgence donc !

  • En bref, une BD qui vous veut du bien

Je vous recommande la lecture de cette bande dessinée sans prétention, parfaitement équilibrée, très sensible et profondément positive. Voici un grand bol d’air dans un quotidien qui peut paraître oppressant et qui nous donne l’impression d’aller plus vite que nous.

Lisez-là, et vous aussi, rendez hommage aux panneaux de signalisation « défense de stationner » ; car il faut toujours aller de l’avant.

GROS COUP DE CŒUR !

Copyright © PikoBooks 2017